20 juillet 2011

"Les Contes de la nuit"

Le nouveau film de Michel Ocelot, le réalisateur de Kirikou et la sorcière ou de Princes et Princesses, sort ce mercredi.

Malgré d'assez mauvaises critiques, Les Contes de la nuit sont une rare occasion de "voir des contes" au cinéma. Cette fois, dans les six contes rassemblées dans le film, la technique des ombres chinoises rencontre la 3D à la mode. Une fois n'est pas coutume, la bande-annonce :

Une publicité amusante et habile

Vue dans la rue, cette campagne de publicité pour un nouveau magazine sportif, que j'ai trouvée vraiment très drôle et très habile.

C'est un jeu sur les multiples sens du nomIMG_0200.JPG ou du verbe "pédale" : on parle, bien sûr, de vélo, mais aussi de l'insulte homophobe.

Le petit texte sous le titre joue encore sur ces deux réalités. Le "droit à la différence" est une expression souvent employée dans la lutte contre les discriminations dues à l'orientation sexuelle.

Mais ici, on s'amuse avec cette expression et la détourne : si le regard sur le vélo a droit à la différence, cela veut dire, selon la publicité, que le magazine proposera un regard neuf, différent, novateur sur le monde de la bicyclette 

07 juillet 2011

Un lapin dans la valise

hop-affiche.jpgÀ l'occasion de la sortie du film d'animation Hop, vous avez sans doute été nombreux à lire sur l'affiche : "Du Hop'n'Roll plein les oreilles".

Le jeu de mots "Hop'n'Roll" est ce qu'on appelle un mot valise : une fusion entre deux mots (Hop, le nom du héros du film, et rock and roll) pour créer un mot nouveau et amusant.

La plupart du temps, on "colle" deux mots aux syllabes identiques, en coupant une partie de chaque mot : "Si vous avez été blessé(e) par un rhinoféroce, allez chez le chirurchien".

Crédit photo : © Universal Studios

05 juillet 2011

Le bac, série "chevalier", spécialité "tournois" ?

baccalaureat-bac-diplome.jpgEn ce jour de proclamation des résultats du baccalauréat 2011, je félicite les heureux lauréats de l'examen et j'en profite pour expliquer rapidement les aventures historiques du mot "bachelier".

Ce nom viendrait (on n'en est pas sûr) d'un mot gaulois que l'on aurait latinisé ("traduit" en latin) : baccalarius. Peu à peu transformé en bacheler, puis bachelier, son sens a également beaucoup évolué au fil du temps : il désigne d'abord un paysan ! Puis, dès le XVème siècle, on l'utilise pour désigner un jeune homme qui aspirait à devenir chevalier. Le nom finit par qualifier tout jeune homme noble et finit par se spécialiser pour désigner un étudiant avancé dans ses études. Quelle évolution depuis le paysan et le futur chevalier !

Je n'oublie pas, en cette occasion, les élèves de 3ème ! Profitons-en pour expliquer "brevet" ! Au 12ème siècle, on inventa le mot brievet : un écrit court. Peu à peu, le mot a fini par désigner une convention écrite et un document officiel.

On l'ignore, mais ce mot est un diminutif de bref. Bref ? Attention, ce n'est pas l'adjectif mais le nom : un bref, qui désigne un message, une lettre (du latin brevis, court écrit).

03 juillet 2011

Non, le calembour n'est pas une sorte de fromage.

bjork.jpgCe samedi 2 juillet 2011, la chanteuse islandaise Björk a droit, à l'occasion d'une série de concerts, à un traitement... pour le moins étrange :

     Björk épique

Tel est le titre "amusant" de l'article consacré par Gilles Renault à la chanteuse sur le site Next (on peut lire l'article ici). Vous aviez saisi : "Björk épique" / Porc épic ?

J'en entends déjà certains dire : "Pas sympaaaaa !" Quoiqu'il en soit, ce titre est ce qu'on appelle un calembour. C'est un jeu de mots fondé sur l'homophonie (mots prononcés de même manière) ou la paronymie (mots d'écriture ou de prononciation proches). Un autre exemple avec un extrait d'une chanson de Bobby Lapointe (Mon père et ses verres) :

 Mon père est marinier // Dans cette péniche // Ma mère me dit : "La paix niche // Dans ce mari niais"...

Après la lecture de nombreux calembours ici, je suis certain que vous êtes capables de m'en créer dans les commentaires !

Crédit photo : Magazine Rolling Stone, mai 2007

01 juillet 2011

D'une langue à l'autre

Un rebondissement dans l'affaire DSK me donne l'occasion d'aborder, une fois n'est pas coutume, une langue étrangère : l'anglais.

Cette une du302673 New York Post (un quotidien américain) joue sur les mots "maid" (femme de ménage) et "unmade" (défait). À partir de mots aux sonorités proches, le rédacteur a crée un mot-valise (mélange de deux mots) pour accrocher le regard du lecteur. Il signale d'ailleurs sa création par les guillemets ("unmaid").

La plupart des jeux de mots sont intraduisibles dans une langue étrangère. C'est le cas de celui-là.